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Soirée mondaine

 
Les règles invariables du bal
Extrait du livre "Johann Strauss, la grande valse", de Max Kronberg

"Nous venons de parler de la frénésie de la danse. Des règles invariables la gouvernaient toutefois. Tout bal débutait par une polonaise, généralement une de celles de Chopin. Puis, après une courte pause, pendant laquelle les couples faisaient le tour des salons, en coquetant (minaudant, ndlr) et en bavardant, l'orchestre attaquait une valse. Venaient ensuite un quadrille, une mazurka et un cotillon.
La première partie du bal était alors terminée. Le souper se déroulait, interminable, et les invités y prenaient des forces pour le reste de la soirée.
Lorsque les musiciens avaient regagné leur place, ils attaquaient une valse pour laquelle, traditionnellement, c'étaient les dames qui invitaient leurs cavaliers. Venaient ensuite des polkas et des galops. Le champagne coulait à flot et la joie des danseurs atteignait au délire.
Pendant ce temps, le maître de danses évoluait gravement entre les couples, réglant en français les figures compliquées des quadrilles et du cotillon. Parfois, avec désespoir, il levait les bras au ciel, lorsque la belle ordonnance était rompue et que les couples s'enchevêtraient."
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